vendredi 15 avril 2011
Domus apis " mellifera"
Quelques royaumes avec leurs reines et les ouvrières sont arrivés ces derniers jours, l'emplacement définitif de ce petit monde n'étant pas aménagé...une aire d'attente est rapidement entreprise.
Bonne exposition, piste d'envol dégagée avec une palissade protectrice de renouée..avec un tel territoire tout est paré pour que les filles d'Orsan s'acclimatent en toute sérénité aux terres du Prieuré.
Oïdium, ...la plaie!
L'oïdium du pommier ( Podosphorera leucotricha) aime et prolifère par temps sec, sous réserve d'un taux d'humidité tout de même présent.
Les écarts de températures entre le jour et la nuit sont les facteurs favorisant la venue de ce champignon. Un feutrage blanc ( ou blanc grisâtre comme sur les photos ci-dessus) apparaît sur les feuilles, voire les fruits ou les fleurs. Les feuilles se boursouflent et c'est souvent toute la rosette de feuilles qui est atteinte.
Sur les palmettes d'Orsan, étant donné la faible ampleur de l'attaque du champignon, je choisis une lutte chirurgicale...armé du sécateur; l'élimination pure et simple est un moyen radical pour enrayer cette attaque printanière.
Par la suite l'oïdium trouve moindrement des conditions favorables pour son développement, mais il faut rester vigilant.
Il existe d'autres possibilités pour lutter contre l'oïdium; traitement à l'eau de javel, traitement au purin de prêle, infusion d'ail et de lait en solution de traitement...par contre l'oïdium est hydrophile ce qui fait que l'eau en aspersion n'a aucun effet contre lui!
Le traitement au lait suivant des prescriptions très précises semble donner de très bons résultats en préventif...et une décoction utiliser pure de racines d'orties ou d'oseille aurait des effets spectaculaires?. Alors si le coeur vous dit de jouer à Panoramix, cherchez les recettes dans les ouvrages divers qui traitent de ce sujet et à vos marmites.
Enfin comme de bien évident, il y a toute une batterie chimique préventive ou curative pour lutter contre ce champignon; chimie naturelle ou de synthèse...à vous de choisir!
Si d'aventures vous optez pour une lutte chimique de synthèse, retenez ces préceptes forts utiles;
- l'étiquette du produit attentivement tu liras et la dose prescrite tu respecteras!
- des gants appropriés, des bottes et des lunettes tu porteras!
- pendant l'application du produit ; boire, fumer, manger tu t'abstiendras!
- en présence de pluie, de vent ou de chaleur importante tu ne traiteras point!
- dans les égouts, rivières ou autres points d'eau, les résidus de produit ainsi que les eaux de rinçage du pulvérisateur tu ne verseras point!
- jamais tu ne transvaseras, les produits dans leurs emballages d'origine tu conserveras!
- dans une armoire fermée à clef, hors de la portée des enfants et des animaux les produits du jardin tu rangeras!
- après tout traitement, les mains et la figures tu laveras!
- avant de récolter, les délais tu respecteras !
- les emballages de produit bien vidés, ricés et rendus inutilisable avec les ordures ménagères tu déposeras ( sauf prescriptions particulières inscrites sur l'emballage du produit).
...peut-être que diffusé ainsi ,façon " Dix commandements", la leçon serait mieux retenue ?
Récolte rhubarbes
Les tiges s'arrachent facilement à la main, ceci en les prenant au plus bas avec une légère torsion , puis il suffit de tirer un coup sec et un "tchok" caractéristique se fait entendre; la tige a cédée! Si toutefois la tige semble tenace, une légère incision très bas sur celle-ci avec le greffoir facilite normalement l'opération.
Afin de ne pas encombrer les cuisines inutilement, la feuille est séparée de la tige sur le champ...ce qui ne manque pas d'encombrer momentanément l'allée longeant les planches de rhubarbes.
Après des dizaine de "tchok"une brouette est pleine de cette première récolte, direction la cuisine pour toutes ces tiges pour une belle transformation en confiture.
Maintenant repos et reprise de force pour les plants de rhubarbes, aux quels bien logiquement nous avons pris soin de laisser de quoi vivre et se refaire une santé. Arrosages et travail de la terre viendront compléter cette remise en forme...dans l'attente et l'espoir éventuel d'une autre récolte d'ici quelques temps.
Domus apis " chimico-tondus"
C'est un tracé chimique qui est effectué sur les lignes de construction, la rémanence du produit permettra de garder suffisamment longtemps ces repères; le temps nécessaire pour la mise en place des poutres de bois.
De plus les allées sont tondues basses avec le ramassage des déchets, les parterres de cultures à venir sont , eux, tenus plus hauts sans ramassage.
Grâce à ces ultimes tracés et reliefs de tontes nous prenons pleine possession du dessin, ce qui facilite la compréhension et la planification des travaux à suivre.
jeudi 7 avril 2011
Couvre sol ?
La nature malicieuse et obstinée permet parfois des découvertes...qu'il faut de toute façon accepter, contraint et forcé.
Les terres d'Orsan sont le terrain de jeu favori de la Ficaire ( Ranunculus ficaria), spontanée dans les allées du sous bois elle s'aventure dans les jardins par commandos serrés. Malgré une lutte acharnée au couteau à désherber la ficaire résiste et tient bon dans les territoires qu'elle a conquis, comme par exemple le pied des haies.
Très tapissante elle laisse peu de chance à d'autres plantes et ses fleurs jaunes brillantes donnent de l'éclat comme les étoiles dans un ciel de nuit.
Après des années d'observations cette plante s'avère une excellente couvre sol. En effet la ficaire reste sous le couvert des haies car ce n'est pas une plante de bien soleil, elle se développe tôt en saison avant la feuillaison des charmes puis disparaît après avoir fini son cycle.
Entre temps le feuillage des charmes s'est largement développé, ombrant suffisamment pour réduire toutes germinations au pied des haies. Auparavant c'est le tapis épais et garni des feuilles de colonies des ficaires qui jouaient ce rôle.
Palisser, palissades.
Avril est le mois idéal pour remettre le nez dans le jardin des Simples. Taille, désherbage, repiquage...etc, sans oublier l'écriture à neuf des ardoises d'identification.
Certaines plantes médicinales comme l'Aunée, l'Armoise ou la Valériane par exemple sont de grands développements. Afin de permettre un tuteurage ou une attache de consolidation en saison estivale une petite dizaine de palissades jouent le rôle de tuteurs.
Simon a mis à profit son imagination pendant les semaines d'hiver, si vous cherchez l'inspiration pour vos futures constructions peut-être trouverez vous votre bonheur dans les modèles qui suivent...
..vraiment aucun de ces frontons de bois ne vous convient? C'est certainement mieux en visu pour se donner un bon avis, rendez-vous au jardin!.
Rubus
Rien de bien conséquent car il ne s'agit que de dix plants défaillants, mais pour une banale histoire de coût et une certaine habitude de planter des cannes à racines nues j'étais désireux de voir cette affaire en hiver... A défaut de grives...ce sont des framboisiers en pots qui seront servis au jardin. Des rouges et des jaunes pour la joie des ventres avec les variétés " Zeva" et " Fallgold", pour rappeler que les fruits de framboisiers ne sont pas forcément couleur " framboise".
L'opération commence par une évacuation de la terre ou étaient les précédents plants et un apport de terre fraîche et légère.
De la corne broyée pour assurer les premiers repas est bien sûr additionnée à cette nouvelle terre.
Avec seulement une canne souvent grêle , inutile d'espérer une grosse récolte avec ces derniers plants, cette année sera "studieuse" et avant tout consacrée pour eux à une bonne reprise...ils vont être " bichonnés les p'tits chéris".