Le blog du jardinier a changé d'adresse !

Retrouvez les derniers articles du jardinier sur Villa Ursinus, le journal du prieuré Notre-Dame d'Orsan.

vendredi 25 mars 2011

Tunnel des poiriers


Ouf, à temps j'ai clôturé la taille des arbres à pépins avec le tunnel des poiriers...c'est que les pépères ouvrent leurs fleurs à vue d'œil!

La taille de ce tunnel est peu conventionnelle et certainement indisponible dans les manuels homologués.
Anticipation et vision pour le geste, simplification et aération avec le sécateur, suppression ou addition grâce au lien d'attache...la taille de ce tunnel est une hybridation entre celle utilisée pour les formes libres et celle recommandée pour les formes contraintes fruitières.

Finie la taille..? Sitôt en bas de l'échelle, il faut se diriger vers les arbres à noyaux qui commencent sérieusement a bouger les oreilles! Pourvu qu'il n'y ait pas de pépins avec la taille de ces derniers...?


vendredi 18 mars 2011

Portes bois


La restauration de tous nos petits ouvrages en bois porte vers sa fin, le fauteuil du verger s'est vu lui aussi faire peau neuve.



Sagement rangées et en attente de leurs emplacements saisonniers, des dizaines de barrières attendent patiemment bien empilées les unes contre les autres.

Elles sont utilisées dans le jardin pour tenir des plantes ou fermer un accès , très pratiques dans l'installation et l'enlèvement elles peuvent varier d'emplacement au gré de la saison d'ouverture.


Plus imposantes, les palissades verticales permettent aux grimpantes comme les ipomées de s'épanouir pleinement à hauteur. Elles demandent une solide aide par des petites jambes de force, de chaque coté, pour se tenir correctement stable et résister au coup de vent et au poids des végétaux.

En place elles me font penser à des portes sans chambranle et murs porteurs, ne donnant dans aucune pièce! Petites cloisons séparatrices, elles ferment et obstruent tout de même les planches de cultures maraîchères, mais de façon statique.








Dans le potager quelques modèles sont à leurs destinations saisonnières, elles attendent les semis d'annuelles grimpantes...

Ces "portes bois" sont aussi éphémères que les phryganes, très éprouvées par les grimpantes qu'elles portent, l'irrigation régulière des potagers... leurs durées de vie n'excèdent parfois pas une saison ! Une vie plus longue que la journée d'une phrygane en comparaison, mais certaines fleurs durent quelques heures... alors tout est relatif selon qui l'on est ! La notion de temps est -elle objective ?

Aménagements, dispositions et impressions printanières!

Le printemps arrive et de nombreuses dispositions dans les potagers sont à prendre. Ces jardins en effet reçoivent beaucoup d'aménagements qu'il faut démonter et remonter au fil du tempo des saisons. Il y a aussi des rosiers anciens anglais qui doivent vivre leurs coupes printanières, peut souples mais avec un port arbustif la taille est d'aération, de rajeunissement et longue.


Les châssis cloches sont alignés en rang d'oignons pour recevoir les premier semis frileux


La paillage des terres est bientôt terminé, peu fatiguante pour ce qui est du poids, cette opération est assez longue et consommera six grosses bottes rondes de paille!

Ce n'est pas une vague illusion...les poiriers ont les bourgeons gonflés et sont prêts à faire feu, encore quelques jours prononcés de douceur et de soleil et ce sera le 14juillet en mars!

Fini le capuchon hivernal pour les artichauts, libérés ils vont désormais commencer la reprise végétative et pousser en abondance coté feuillage dans un premier temps.


Certains aménagement demandent du temps et une quantité de bois assez conséquente, c'est le cas des pyramides à courges. En plus il faut jouer du mètre et du cordeau, de la masse et de l'échelle...bref des heures pour admirer dans l'été les gourdes du Pèlerin en cascade sur la hauteur de ces ouvrages


Sans compter la mise en place des planches au sol pour la marche dans les parterres, le travail des terres, la révision du désherbage...du courage et de la constance sont incontournable avec ce cher printemps qui tape à la porte, les impressions du moment c'est que ce n'est pas le moment de bailler aux corneilles!






























La Tradition aurait ....

...et deux qui font bien quatre!
Bouddha aurait trouvé la sagesse sous un figuier, libre à vous tous, résidents potentiels du Prieuré de tenter une démarche d'ascète sous le feuillage de l'un de nos quatre arbres.


Avant d'être ces remarquables sujets ramifiés et élégants, nos figuiers ont été élevé en "nursery", regroupés par centaines et formant une immense fratrie. Dans cette pouponnière des Ets Baud de Vaison la Romaine d'où proviennent nos arbres, des figuiers prennent le temps de grandir pour un jour échouer peut-être dans votre jardin.
Le figuier est un arbre présent dans de nombreuses tradition, la mode de transport de de déplacement que nous usons( voir articles précédents de mars) était un clin d'oeil pour le rappeler. Selon une ancienne publicité la tradition aurait du goût...avec le dernier figuier planté, je crains qu'elle en prenne un coup!
Celui-ci très lourd et d'un branchage volumineux nous interdit d'office de le transporter en chaise à porteur. Impossible de passer les portes des jardins car son soulèvement demande des efforts hors de nos aptitudes musculaires!

Alors après avoir fait marche arrière avec notre mode opératoire, c'est vers le modernisme et la force hydraulique que nous allons chercher de l'aide. Par chance il est le dernier à planter et se trouve dans un angle accessible pour un levage mécanique.


Bien posé et ficelé sur la palette, une protection pour la couronne et un long câble afin de tirer et guider le figuier en toute sécurité...ce figuier là vit franchement une lévitation!


Le mur passé il est déposé au bord de son trou de plantation, la manoeuvre est délicate et demande de prendre le temps nécessaire pour son bon déroulement.

Une fois qu'il est posé avec stabilité les cordes sont enlevées et la plantation peut désormais se poursuivre comme pour les trois autres sujets précédemment plantés.

Difficile parfois de suivre la tradition à la lettre...l'important c'est le fond dont peuvent être porteur les figuiers, la forme peut subir quelques adaptations..?


























































Clochers, clochetons, cloches...

De la cloche de verre à celle de bois, il n'y a qu'un pas que nous avons franchit allégrement...
Attention l'utilisation n'est pas la même vous vous en doutez bien! Le verre permet une protection contre le froid et donc la culture forcée de plantes fragiles ou une culture très tôt en saison; le radis par exemple.

Les modèles en bois et de petite taille permettent après avoir recouvert une plante vivace (ex; lupin) ou annuelle ( ex; delphinium) , de maintenir ses hampes florales. Celles ci étant emprisonnées dans le grillage de bois. Facile de mise en place et de déplacement dans le jardin, elles sont les cloches à tout faire!

Le modèle supérieur peut recevoir sous son couvert une plante demandant les mêmes besoins de tuteurage aéré, mais provenant d'une plante au développement plus grand ( ex; rose trémière).
Les cloches ci dessus sont celles réalisées ( et dont la fabrication est détaillée dans l'article "Spider man") pour les rosiers du cloître avec ce travail de palissage "araignée". C'est là aussi une de leur possible utilisation, au lieu de recouvrir un végétal elles sont recouvertes par le végétal et dans ce cas la cloche devient un support de palissage particulier pour obtenir un effet de sphère florale.
Pour certainement votre plus grande joie, vous trouverez certains de ces ouvrages dans la boutique du Prieuré tout au long de la saison 2011.



jeudi 10 mars 2011

Lévites et Puisatiers...



Le chantier de plantation des figuiers est attaqué de bon matin dès lundi...et seule la force des bras sera possible pour ouvrir les trous de plantation. L'espace restreint et l'aménagement particulier des jardins secrets ne permet pas d'envisager une aide mécanique, dommage!.



Donc pioche et pelle carrée sont les outils pour creuser ces trous d'une profondeur d'environ 0.80m et d'un diamètre de 1.40m.





Et parfois c'est avec surprise et du travail supplémentaire en perspective, lorsque nous trouvons un ancien pavage à demie profondeur...! Peut-être que Robert d'Arbrissel a foulé de ses pieds ces vieilles pierres soigneusement assemblées en dallage de cour intérieure?



Après moult efforts et quelques heures de labeur les jardiniers ressemblent plus à des puisatiers qui cherchent la source!





Comble de toute entente une fois le trou réalisé il faut reboucher légèrement avec de la terre pour tenir compte du niveau de plantation avec le poutrage de sol et la taille des mottes. De toute façon il est préférable d'ouvrir plus que nécessaire pour la plantation, c'est l'image de la chaussure qui doit être à la taille du pied...impossible de rentrer un pied dans une chaussure trop petite!



Un arrosage abondant tasse la terre et humidifie à point le trou de plantation...tout est prêt pour recevoir notre très chers ficus.





Manipuler et transporter des figuiers en mottes pesant aux alentours de 300kg demande réflexions...j'ai trouvé la réponse grâce au passé d'Orsan et sa trame religieuse! Je me suis remémoré comment l'Arche était transportée dans les écritures, tout simplement en brancard soutenu par les Lévites!


A défaut d'acacia nos longs tuteurs de châtaigniers font merveille pour construire un palanquin qui enserre le pot.



Pour des raisons de sécurité et de réutilisation de cette civière, des boulons assurent l'assemblage des tuteurs.



Un, deux..trois, levez! Dommage que personne sur le site n'ai le don de lévitation pour mettre en suspend dans les airs cette charge.









En plus du poids important de notre précieuse cargaison nous devons faire face aux passages sous le tunnel des cerisiers et des portes des jardins secrets...posez, levez, tirez!






Ouf le figuier arrive au bord de sa destination finale! Avant de le descendre dans le trou il faut découper le fond du pot de plastique car après il sera trop tard et avant cela est impossible dans nos possibilités de travail.


La disqueuse scie proprement sans dommage ce fond indésirable.






C'est la mise au trou, doucement car nous devons déposé en contrebas par rapport au sol qui nous porte.




Maintenant c'est une découpe sur la hauteur du pot qui est effectuée afin de dégager complètement le pot du figuier.



Avant le retrait total du brancard et du pot il faut faire les ultimes mises à niveau en calant avec de la terre sous la motte là ou cela est nécessaire.











Et voilà le bébé est dégagé de son placenta en plastique, son frère jumeau le rejoint un peut plus tard...corne broyée, terreau et arrosage complètent la plantation et nous regardons avec satisfaction et soulagement nos deux figuiers arrivés à bon terme.










Les figuiers de la chambre nuit sont bien dans leurs lits, bien au chaud car très douillets , longue vie à eux deux!


Le temps des réjouissances n'est pas encore arrivé, il nous reste les figuiers de la chambre jour; levez, poussez, tirez....!